jeudi 27 août 2026 - 10:39
30 déclarations du Guide martyr de la Révolution sur l’unité islamique
30 déclarations du Guide martyr de la Révolution sur l’unité islamique

Hawzah / Dans la vision du Guide martyr de la Révolution, l’unité islamique n’est ni une tactique conjoncturelle ni une simple courtoisie diplomatique, mais une stratégie vitale pour la survie de la communauté musulmane. Ces déclarations insistent sur le caractère stratégique de l’unité, le caractère illicite (haram) au regard de la Loi religieuse de l’outrage aux sacralités des différentes écoles, la nécessité d’éviter l’excommunication (takfīr) et l’obligation d’une coexistence pacifique avec les adeptes des religions révélées.

(A.P.Hawzah) À l’occasion de la Semaine de l’unité islamique qui correspond, à la naissance du noble Prophète (que la paix et le salut soit sur lui et sur sa Famille immaculée) du 12 au 17 du mois de Rabī al-Awwal), voici 30 paroles choisies parmi les déclarations de Sa Sainteté l’Ayatollah martyr l’Imam Khamenei (que Dieu sanctifie son âme pure) concernant « l’unité islamique et les relations avec les autres religions ».

1. Faisons de la préservation de l’unité islamique un principe fondamental ; et si nous ressentons une obligation religieuse (taklīf shar‘ī) mais que nous constatons que l’accomplissement de cette obligation risque de provoquer des tensions et de briser l’unité islamique, alors agir selon ce que nous pensions être une obligation religieuse devient certainement illicite (haram), et préserver l’unité islamique devient une obligation (wajib). (3 juillet 1989)

2. Je recommande que la Semaine de l’unité islamique – qui s’étend du 12 au 17 de Rabī‘ al-Awwal à l’occasion de la naissance du noble Prophète (que la paix et le salut soit sur lui et sur sa Famille immaculée) – soit honorée par tous les citoyens, en particulier les savants, les lettrés, les orateurs, les intellectuels et les personnalités influentes, et que cette question soit constamment maintenue comme un slogan de la République islamique. (10 octobre 1989)

3. L’union des musulmans ne signifie pas l’abandon par les musulmans et les diverses factions de leurs propres croyances théologiques et juridiques (fiqh). (15 octobre 1989)

4. L’existence du Prophète béni de l’islam (que la paix et le salut soit sur lui et sur sa Famille immaculée) a été le plus grand facteur d’unité islamique à travers toutes les époques islamiques, et elle peut l’être encore aujourd’hui. (15 octobre 1989)

5. Je considère le slogan de l’unité des musulmans comme une question stratégique – et non une question tactique ou d’opportunité, comme si l’on disait : « l’opportunité nous commande d’avoir des relations avec les musulmans non chiites ». Les musulmans doivent progressivement réduire et éliminer ces divergences confessionnelles et factionnelles, car elles sont au service des ennemis. (16 avril 1990)

6. Certains imaginent que, pour analyser la période des califes, il faut nécessairement les insulter. Or, injurier les califes à la radio n’est pas permis. Si je ne l’ai pas dit lors des sessions précédentes, je le dis maintenant : insulter les califes à la radio est absolument interdit ; c’est désormais un acte illicite (haram) au regard de la Loi religieuse. (4 mars 1992)

7. L’islam est la religion de la coexistence, de la relation et de l’amitié. Il a été dit : les musulmans peuvent vivre en paix et en sécurité avec les adeptes des différentes religions partout dans le monde. (5 avril 1993)

8. Si quiconque, par la violence ou l’outrage, touche aux sacralités d’une autre faction, il a porté atteinte à cette unité, quelle que soit l’ampleur de son action, quel qu’il soit. )5 septembre 1993(

9. L’islam a reconnu la religion zoroastrienne comme officielle, et la nation iranienne considère les Zoroastriens, où qu’ils vivent dans le monde, comme faisant partie de ses compatriotes. (21 juin 1996)

10. Les Arméniens et les chrétiens ne sont pas étrangers dans la République islamique d’Iran ; ils font partie intégrante de la grande nation iranienne, et j’éprouve personnellement un bon sentiment envers mes concitoyens arméniens. (21 juillet 1997)

11. Dans notre pays, nous bénéficions heureusement de la coexistence de diverses religions : Juifs, Chrétiens, Zoroastriens vivent aux côtés des musulmans et sous l’ombre du système islamique ; ils coopèrent avec nous, coexistent et jouent un rôle. L’État islamique a également des devoirs envers eux en tant que citoyens iraniens, devoirs qu’il doit et qu’il accomplit. (10 juillet 2000)

12. Nous nous accrochons fermement à la wilaya de ‘Alī ibn Abī Ṭalib (que la paix soit sur lui) – qui est la grande grâce divine – mais nous ne nous disputons pas avec celui qui ne s’est pas accroché à cette corde solide (habl al-matīn). C’est le devoir de la communauté chiite. Ce que l’ennemi veut, c’est que nous nous divisions. (9 janvier 2007)

13. Le problème n’est pas que le chiite ou le sunnite accepte les croyances de l’autre ; non, chacun a ses propres croyances, chacun suit son argumentation, et s’il parvient à une conviction, c’est juste. (16 janvier 2007)

14. Le problème est que les tenants de croyances différentes ne doivent pas prêter oreille aux suggestions de l’ennemi, ne doivent pas s’entre-déchirer, ne doivent pas être ennemis les uns des autres et ne doivent pas se nuire mutuellement. (16 janvier 2007)

15. Ces éléments qui sèment la discorde ne sont ni chiites ni sunnites ; ils n’ont d’affection ni pour le chiisme ni pour le sunnisme ; ils ne reconnaissent ni les sacralités chiites ni les sacralités sunnites. (16 janvier 2007)

16. L’islam n’est pas contre les autres nations, n’est pas contre les autres religions ; il est contre la force brutale, contre l’injustice, contre l’arrogance (istikbar), contre la volonté de domination. (6 avril 2007)

17. Aujourd’hui, il ne faut pas ranimer les divergences, il ne faut pas les mettre en avant. Il ne faut pas que les factions islamiques s’outragent mutuellement sur leurs sacralités – car le point sensible de chaque faction réside précisément dans ses sacralités. (29 décembre 2007)

18. Le fait que, dans le monde chiite, on écrive des livres contre les frères sunnites, que dans le monde sunnite on écrive contre les frères chiites, qu’on calomnie, qu’on médise – cela ne rendra aucun chiite sunnite, ni aucun sunnite chiite. Ceux qui souhaitent que tous les peuples du monde islamique se tournent vers l’affection pour la Famille du Prophète (Ahl al-Bayt) et leur wilaya doivent savoir que par la querelle, l’outrage et l’hostilité, on ne peut rendre personne chiite ni l’orienter vers la wilaya de la Famille du Prophète. (18 décembre 2008)

19. Il ne faut pas que quelqu’un, d’un coin, croie défendre le chiisme et imagine que la défense du chiisme consiste à attiser le feu de l’hostilité contre les non-chiites. Cela n’est pas une défense du chiisme ; ce n’est pas une défense de la wilaya. Si l’on veut en connaître l’essence, c’est une défense de l’Amérique, une défense des sionistes. (18 décembre 2008)

20. À ce chiite qui, par ignorance, par négligence ou parfois par calcul – et nous en connaissons parmi les chiites qui n’agissent pas seulement par ignorance mais ont pour mission de créer la discorde – outrage les sacralités des sunnites, je dis : le comportement des deux groupes est illicite (haram) au regard de la Loi religieuse et contraire à la loi. (12 mai 2009)

21. Toute l’effort d’un chiite devient de frapper le sunnite, tout l’effort d’un sunnite devient de frapper le chiite. C’est profondément regrettable. Et c’est ce que l’ennemi veut. (13 mai 2009)

22. S’ils veulent discuter de questions religieuses, il n’y a aucun mal à cela – j’accepte les discussions religieuses. S’ils veulent mener un débat scientifique et religieux entre savants et spécialistes, qu’ils le fassent ; mais pas en public, plutôt dans des séances scientifiques, qu’ils discutent entre eux. (12 octobre 2011)

23. Aujourd’hui, certains ont pour arme l’excommunication (takfīr) ; ils n’ont pas honte de dire que nous sommes des takfirites. Ceux-là sont un poison. Or, ce poison doit être éliminé de l’environnement islamique. L’un excommunie (takfīr), l’autre déclare pervers (tafsīq). (12 octobre 2011)

24. La discorde interne, la querelle interne entraînent la faiblesse (fashal). Le Coran nous enseigne : « Et ne vous disputez pas, car vous faibliriez et votre souffle (votre force) s’en irait. » (Sourate al-Anfal, 8:46) (21 mars 2012)

25. En premier lieu, les élites politiques, religieuses, universitaires et les élites des séminaires théologiques (les hawzahs) doivent prendre la question de l’unité islamique au sérieux. (29 janvier 2013)

26. Aujourd’hui, toute voix qui appelle à l’unité du monde islamique est une voix divine, elle parle de Dieu (naṭiq min Allah). Toute voix, toute langue qui incite les peuples musulmans, les écoles islamiques, les diverses factions à l’hostilité mutuelle et attise les fanatismes les uns contre les autres, est une voix qui parle comme le Diable (naṭiq min ash-shayṭan). (7 juin 2013)

27. Aujourd’hui, l’union et l’accord entre les musulmans sont un devoir immédiat. Voyez quels maux naissent de la guerre et de la discorde ; voyez dans le monde islamique quel terrorisme aveugle, sous prétexte de divergences confessionnelles, déchaîne quelles atrocités ; voyez comment, grâce à ces divisions qu’ils ont créées entre nous musulmans, le régime sioniste usurpateur respire à l’aise. (7 juin 2013)

28. L’unité islamique signifie s’appuyer sur les points communs. Nous avons beaucoup de points communs ; entre les musulmans, les points communs sont plus nombreux que les points de divergence ; ils doivent s’appuyer sur ces points communs. (19 janvier 2014)

29. Moi-même, comme beaucoup de savants de l’islam et de bienfaiteurs de la communauté musulmane, je déclare une fois de plus que toute parole ou tout acte qui attise le feu de la discorde entre les musulmans, ainsi que l’outrage aux sacralités de l’un quelconque des groupes musulmans ou l’excommunication (takfīr) de l’une des écoles islamiques, est un service rendu au camp de la mécréance et de l’associationnisme (kufr wa shirk), une trahison envers l’islam et un acte illicite (haram) au regard de la Loi religieuse. (13 octobre 2013)

30. Dans les réunions, il ne faut pas attiser les rancœurs confessionnelles. Combien de fois faut-il le répéter ? Nous l’avons répété maintes fois ; certains refusent d’écouter. Si vous voulez guider celui qui n’est pas de votre école et qui n’accepte pas votre croyance juste, que faites-vous ? Commencez-vous par médire et insulter ses sacralités ? C’est totalement faux. (20 avril 2014)

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